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dimanche 24 avril 2011

Firefox 4 disponible avec 24 heures d’avance

Le Firefox nouveau est arrivé. La version 4 du navigateur de Mozilla est disponible dès maintenant alors qu’on l’attendait pour demain.

Il aura fallu attendre longtemps pour la voir arriver. Ce sont 12 versions beta qui ont été réalisées avant que la RC ne soit rendu disponible. La version finale que vous pouvez donc télécharger est très proche de la Release Candidate.
Au programme, c’est une prise en compte complète du CSS3 et du HTML5; les propriétés vidéos du HTML5 sont ainsi mieux gérées. L’accélération matérielle est aussi un atout de la version 4. Et le webGL est intégré dans cette version et permet l’affichage 3D. Mais Firefox 4, c’est aussi plus de simplicité dans l’interface utilisateur.
Elle n’est pas encore disponible officiellement sur le site de Mozilla mais est apparue sur un serveur FTP de Mozilla.
Elle est disponible ici pour MacOS , ici pour Windows et ici pour Linux.

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lundi 18 avril 2011

Une femme africaine est d’abord une mère !

Café curial, Paris, 19e, samedi. La Journée internationale de la femme s’incarne quelques heures dans cet espace au c?ur d’une cité populaire, où vit une population en majorité d’origine africaine. L’association Rassemblement des mères du 19ème, présidée par Joyce Malay-Ayache, en partenariat avec Entraide et espoir, l’? assoce ? dirigée par Khadiatou Gabira, organisent à cette occasion une réunion entre femmes.
Quatre jeunes femmes venues de Meaux (77) assises à une table, déjeunent. Elles militent toutes dans l’association – encore une, mais le tissu populaire est fait de mailles associatives – Union des femmes africaines pour l’émancipation et la solidarité. Elles c?toient beaucoup de filles de quartiers et déplorent quelques comportements dits de ? survie ? qu’elles s’imposent. ? Dans certains endroits, disent-elles, les filles de cité sont totalement masculinisées. Nous les poussons à assumer leur féminité en leur expliquant qu’elles ne seront pas forcément vulgaires si elles s’habillent en fille. Cela dit, c’est plus facile pour une femme issue de l’immigration de trouver du travail que pour un homme. ?
Ramatan, 26 ans, esthéticienne, Khadi, 33 ans, en formation de management en h?tellerie, Patricia, 30 ans, comptable, et Dogo, 33 ans, agent d’escale, sont toutes fran?aises, d’origine africaine, et comptent bien réalisé leur rêve. Monter une entreprise dans le textile en France et en Afrique, pour faire travailler ceux restés au pays. Point de marques égo?sme chez elles, leur bonheur semble dépendre de celui des autres.
La réunion préparée par le duo Joyce-Khadiatou commence. Toutes les femmes présentes ont des enfants en bas age dans leur jupon. ?a commence bien ! 8 mars ou pas, les mioches restent collés aux daronnes. Personne n’a prévu de garderie, c’est avant tout la journée de la mère, on dirait.
Beaucoup d’entre elles ignoraient qu’une journée leur était dédiée. Elles sont assez ravies de l’apprendre. ? Je me sens bien, je me sens libre, ici, avec vous. ? Assia découvre cette journée. C’est une fleur faite aux femmes qui croulent souvent sous les taches ménagères et l’éducation des enfants, et à qui incombe la chasse aux plus bas prix dans les supermarchés ! Aissatou s’inscrit en faux contre ce schéma : ? Mon mari m’aide à la maison pour tout. ? Elle fait des envieuses dans la salle car pour d’autres, même en rêve, ce partage des corvées para?t impossible.
Des femmes étaient invitées à la réunion, elles ne sont pas venues. Il semblerait que des maris s’opposant à ce rassemblement entre filles n’aient pas autorisé leurs femmes à sortir. Minata, elle, raconte qu’elle a d? faire croire à son époux qu’elle allait faire des courses, sinon, pour elle, c’était barré. Son mari ne veut pas qu’elle travaille. Moins elle crée de liens avec l’extérieur et mieux il se porte.
Ce n’est pas le cas pour toutes dans l’assemblée. Une maman qui allaite son bébé s’exclame : ? Ici, c’est la France, les femmes ont le droit de travailler sans l’accord de personne si elles le désirent. Moi, je travaille, c’est mon mari qui fait les courses mais c’est moi qui gère les gosses. ? Minata hausse les épaules. Elle ne semble pas souffrir de l’emprise de son cher et tendre plus que ?a. Leur vies, demain, comment la voient-elles ? Elles ne pensent que très rarement à leur plaisir personnel. Elles donnent toute leur énergie à leur famille, leur travail, alors, après ?a, elles ne songent qu’à dormir.
Khadiatou Gabira est une femme de caractère. Elle est libre mais fatiguée, motivée mais trop généreuse, ce qui fait que le peu de temps qu’il lui reste, elle le consacre à se reposer. Mais elle reconna?t que quand elle était mariée, la Journée de la femme, c’était un peu des : ? Je ne rentrais pas dans la cuisine ce jour-là, c’est mon mari qui s’occupait de la maison et des enfants. ?
Les femmes présentes au Café Curial semblent s’accommoder de leur vie. Le 8 mars est certes leur jour, mais cela ne change pas grand-chose à leur vision de l’existence.
Nadia Méhouri

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lundi 11 avril 2011

Live blogging à Dreux !!!

 En plein c?ur du village associatif, la rédaction a installé son matos, les blogueurs baignent dans la promiscuité d’un stand de trois mètres sur deux. La température ne dépasse pas les 10 degrés.
Tout au long de la journée, nous ferons le compte rendu de nos rencontres, les impressions, les témoignages des intervenants de ce deuxième rendez-vous des acteurs de la politique de la ville.


Présentation du Bondy Blog à Dreux

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lundi 4 avril 2011

Eunice Barber - « L’instinct d’une championne, c’est le combat »

Eunice Barber, athlète médaillée d’or en heptathlon et en saut en longueur m’accueille à l’Inseep* de la Villette, à Paris, en m’offrant un tee-shirt de sa confection sur lequel sont inscrits ces quelques mots : ? Soutenez Eunice Barber. Contre les mensonges et les violences policières ? Le message est clair, Eunice n’a pas tourné la page.
Rappelez-vous, c’était en 2006, notre double championne du monde avait été mise en examen pour ? outrage à agent et rébellion ? puis avait accusé les policiers de racisme dans son affaire. Au moment du jugement en décembre 2008, elle avait été condamnée à 5000 euros d’amendes et des dommages et intérêts. Elle n’avait pas fait appel.
Depuis, Eunice y pense, encore et souvent. Elle est persuadée d’avoir été victime d’une machination orchestrée par la police et l’IGS. Elle se dit trahie par son avocat. ? Je l’ai payé plus de 30 000 euros et il n’a pas fait sont travail. ? La ? machination ? aurait commencé dès sa longue garde à vue, suite à son interpellation. ? 36 heures durant lesquelles les policiers ont eu le temps de fabriquer des preuves contre moi. La base de la condamnation est le mensonge. J’ai été victime d’une manipulation policière et politique. Seule la CNDS* a été honnête sur mon affaire. ?
Aujourd’hui, elle a des mots très durs envers son avocat qui la représentait dans cette affaire. Elle lui reproche de l’avoir très mal défendue. Elle en veut aussi à l’avocate de la partie adverse, Aicha Condé, une femme noire comme elle : ? Elle m’a trahie en cassant le motif raciste ? (qu’Eunice Barber entendait faire valoir à l’encontre des policiers qui l’avaient contr?lée, alors qu’elle se trouvait dans sa voiture, à Saint-Denis). Lilian Thuram, grand défenseur de la cause de Noirs, ne lui aurait pas apporté non plus le soutien qu’elle lui demandait dans cette période sombre pour elle.
Une affaire qui a commencé à proximité du Stade de France. Eunice avait emprunté un passage fermé, deux policiers l’avaient interpellée, puis un des agents l’aurait giflée, lui aurait tiré le bras, elle l’aurait mordu. C’est parti en live… Persuadée que ce policier qui l’a giflée était de mauvaise humeur, Eunice a le sentiment que c’est elle qui a trinqué pour ?a.
? Je n’avais jamais rencontré de souci avec la justice auparavant. Ni moi, ni ma famille. Mais ils ont affaire à la mauvaise Noire, je ne me laisserai pas intimider. Je n’écrase personne et personne ne m’écrasera ni pour mon sexe ni pour ma race. Un des policiers m’a même dit : « Une Noire dans le 93, pour l’arrêter c’est une gifle dans la figure. Nous, on va couvrir notre collègue. » ?
A cette même période, elle était en négociation avec la marque de soda ? Pepsi ?. Le sponsor n’a pas signé le contrat avec Eunice, inquiet de la mauvaise publicité qui émanait de cette affaire. Depuis cette histoire elle se sent plus proche des jeunes de cités. Son combat, désormais, est de leur dire : ? Dans un commissariat, n’avouez jamais ce que vous n’avez pas fait. ? Eunice veut maintenant se battre contre l’idée que l’Etat est parfait. Comme on organise des gay pride, elle voudrait que tous les ans les gens descendent dans la rue pour manifester contre les ? bavures policières et les juges corrompus ?.
Trois ans et demi plus tard, elle en parle encore comme si c’était hier mais se dit plus sereine. ? J’ai gagné quelque chose, j’étais ignorante comme la plupart des Noirs qui gagnent un peu d’argent, qui prennent la grosse tête et qui pensent être intégrés. Je n’ai pas de haine mais je vais me battre maintenant que j’ai compris comment ?a fonctionne. ? Je fais remarquer à Eunice que les Blancs aussi, parfois, sont victimes de racisme. Elle répond : ? Les Blancs subissent en silence mais je veux dire à la communauté noire qu’ils sont de grands hommes. ?
A 34 ans, l’organisation de sa vie tourne autour du sport de haut de niveau et l’essentiel de ses journées est consacré à l’entra?nement. Samedi dernier, à Angers, elle a participé à un championnat de France de saut en longueur et de 100 mètres haies, où elle arrivée 4e. Elle n’ira pas aux championnats du monde d’Athlétisme de Berlin, au mois d’ao?t. ? Ces championnats ne font pas partie de mes objectifs, j’ai d’autres projets. ? Le temps libre qu’il lui reste est réservé à ses rendez-vous professionnels, à faire ses courses ou à se reposer chez elle.
Eunice envisage d’écrire un livre ? brut ? basé sur cette affaire. Elle va aussi créer son entreprise de vêtements ? sport et ville ?. Son coach lui propose de devenir coach à son tour et elle envisage de créer prochainement une fondation à Los Angeles où elle vit, pour aider les enfants de la communauté noire à faire du sport et des études, en autres.
Comme elle le dit elle même, ? l’instinct d’une championne, c’est le combat ?. Eunice semble mener sa vie et les emb?ches qui vont avec comme elle le fait dans le sport. Elle ne baisse jamais les bras tant qu’elle n’a pas remporté la victoire.
Nadia Méhouri
*Institut national des sports et de l’éducation physique.

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