social Les vieux migrants dénoncent la pression des caisses de retraite
Depuis son arrivée en France en 1959, Abbas Mekki n'avait jamais eu à subir un contrôle. La semaine dernière, cet homme de 76 ans a été convoqué par sa caisse de retraite où on lui a demandé de fournir son passeport et ses relevés de compte. «Si je ne les ramène pas on m'a dit qu'on allait me couper mes prestations, je ne comprends pas», se désespérait hier ce retraité algérien. Il manifestait hier devant le siège de la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) aux côtés d'autres Chibanis, nom donné aux vieux immigrés ayant travaillé en France. Une partie d'entre eux loge au foyer Adoma de Saint-Cyprien.
Plainte à l'étude
«C'est du harcèlement sur une population ciblée, nous réfléchissons à porter plainte pour discrimination. Les caisses demandent les relevés de compte pour vérifier le temps qu'ils ont passé ici. Mais la plupart ne savaient même qu'ils sont obligés de rester six mois en France pour percevoir leur prestation, ce qui a conduit à des situations dramatiques», dénonce Amina, membre du collectif «Justice et dignité pour les Chibanis». En mars dernier, lors d'un contrôle similaire, la Carsat et la CAF avaient procédé à des redressements pouvant aller jusqu'à 20 000€.
béatrice Colin
Reglementation
La Caisse d'assurance retraite estime appliquer «strictement la réglementation, de façon juste et en tenant compte de la réalité des situations».
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